09/04/2012

Portrait d'une conteuse née : Monique Burg

 

Unknown-1.jpegSur le chemin des contes...

 

Elle mêle créations et traditions, français et occitan, avec une présence époustouflante.

 

L'imaginaire surgit comme un courant d'air par une fenêtre mal fermée... Monique arrive dans la salle, souvent par derrière ou sur le côté, avant de monter sur scène.

 

Une phrase, claire et posée, ou un appel sifflé, et notre fauteuil devient forêt, et la salle bruisse du vent dans les feuilles et du soleil sur la peau. Elle a ce pouvoir magique de nous emporter instantanément dans un autre monde.

 

Pourtant, ses histoires sont vraiment ancrées dans notre monde contemporain, et si ses diables sont bien cornus, ils nous rappellent inmanquablement d'autres maudites réalités : la bêtise humaine, l'appât du gain, la culture incarnée en bain de mousse populaire...

 

Monique Burg n'a pas sa langue dans sa poche, mais tout ce qu'elle raconte sur le ton du merveilleux sent aussi son analyse très fine des gens et des situations.

 

Monique Burg aime les gens qu'elle raconte, mais elle ne leur pardonne rien ! Et c'est drôle.

 

Elle est originaire du Périgord noir. Cela se sent dans son occitan mélodieux et se respire dans ses descriptions de la campagne, des moeurs de chacun.

 

Ses récits naviguent entre le conte merveilleux et la chronique sociale, elle y mêle le chant avec talent. Et son humour désarme tout, fait tout passer, et l'on rit de soi-même.

 

Les noms de ses spectacles parlent d'eux-mêmes : - Rien de neuf - Un village sans histoire - Et n'allez pas me demander si c'est vrai ! ... Les sujets de chaque conte aussi sont alléchants : du pays de l'homme au bout du chemin - de la fermentation   


Elle a ce pouvoir magique de nous emporter instantanément dans un autre monde.

 

À son actif, on retrouve aussi sa participation à des collectes de mémoire orale. Et puis, elle est comédienne, formée au théâtre à Londres : Elle en a gardé le plaisir de mélanger les langues, les cultures et les techniques au service de son personnage.

 

Dans le film de Pamela Vera, « Las Sasons », sorte de road-movie occitan à la rencontre des femmes de son pays, elle est enquêtrice et troubadour, elle y révèle toute son humanité et son empathie.

 

Enfin, elle anime des ateliers où elle partage son art du conte et son plaisir de la scène.

 

Une conteuse née qui, espérons-le, n'en a pas fini de son chemin...

 

Des cheveux emmêlés de la Simone - comment fait-on et défait-on les femmes ? - De l'homme qui voulait voir la plus grosse femme du monde avant de mourir...

 

Monique Burg aime les gens qu'elle raconte, mais elle ne leur pardonne rien ! Et c'est drôle.

 

Elle fait entendre sa différence dans les festivals de contes, en France et en Belgique. Elle conte avec la même intensité en maison d'arrêt, sur la scène d'un théâtre ou lors de soirées privées devant un parterre familial.

 

Elle a ce défaut qui est aussi une qualité rare, mais pour elle, il n'y a pas de « petit spectacle » et, quelque soit l'occasion ou le public, elle veut lui donner le meilleur.

 


18:10 Écrit par monica burg | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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